Billets de dj0064

  • Une trilogie réussie par une nouvelle encadrante

    Par Le 09/08/2020

    Les Catalans diront que les Pyrénées naissent et surgissent du Golfe du Lion, les Basques diront plutôt du Golfe de Gascogne et moi, je dirai que cette jeune dame âgée de 40 millions d'année aime bien se tremper les orteils et faire sa balnéo tantôt dans les eaux calmes de la grande bleu, tantôt faire sa thalasso dans les flots agités de l'océan atlantique pour continuer à se rafraichir. Car elle savait déjà qu'un jour, demain peut être, en voyant tous ces bipèdes que nous sommes s'agiter à ses pieds et dont quelques uns considérés par le commun des mortels comme des conquérants de l'inutile aimant gravir ses enfants ramenant ainsi des trophées, Pyrène serait privée de sa belle robe hivernale blanche. Pour le coup, pas besoin d'essayer d'échapper à l'attraction terrestre et d'atteindre l'altitude 3000 pour découvrir de beaux et nouveaux paysages. Pour cela il fallait quelqu'un du coin, quelqu'un visiblement aimant et connaissant parfaitement cette belle région entre ciel et mer où le bleu et le vert se marient très bien et de se laisser guider avec une touche de féminité qui plus est en espérant ne pas rendre jalouse ma maîtresse. Puisque que c'était sa volonté de nous offrir en ce début de mois de juillet une rando en trois actes, les Paramoudras au pied du Jaizkibel (magnifiquement relaté par Joseph), les 3 couronnes ou Pena de Haya et l'emblématique Txindoki ou Larrunarri dans la Sierra de Aralar si adoré par son peuple.
    Donc après le fabuleux site des Paramoudras et son altitude 0 - 5 m avec leurs formes curieuses voire extra terrestres et un parcours rappelant parfois une ile française située dans l'océan indien, une autre curiosité attire le regard : les Pena de Haya ou Aiko Harria communément appelées les 3 Couronnes qui en y regardant de plus près et sous un angle différent on en trouve 7. Ces demoiselles aux doux noms et évocateurs à l'orthographe aussi changeante que l'altitude mentionnée sur les différents topos et cartes, même nos appareils de mesure n 'arrivaient pas à s'accorder. Dans l'ordre de passage : Erroibide la plus majestueuse, Lizartako Gaina la moins connue, Txurrumurruu la plus délicate, Irrumugarrieta la plus facile, Pustako Gana la morpionne car empêchant de visualiser les 3 majeures, Muganix la plus discrète et Arribelzta la plus timide.
    Le départ se fit du col d'Elurretxe, classique me direz vous et une fois n'est pas coutume et pas pour me déplaire, histoire d'éliminer en douceur quelques toxines gouteuses, salées, sucrées et alcolisées absorbées la veille au soir à la terrasse d'un resto face à la mer et de se remémorer une bonne soirée passée en compagnie de Sophie, Bertrand, Fabienne, Roland et Véro où comme toujours dans pareil cas peu de choses suffisent pour piquer de bons fous rires (il est où le kiki et une leçon météo sur le vent du lendemain suivant l'aspect du ciel la veille au soir)., c'est par une descente que l'on débuta, le tout dans une magnifique forêt de chènes et de hêtres. Les choses commençaient à devenir un peu plus sérieuses après avoir traversé le couloir de Bocamina séparant 2 des principales éminences ainsi qu'au niveau du passage à gué du ravin Erroilbide. Le parcours changea de physionomie. Une bonne montée toujours à l'ombre commença à réchauffer l'organisme, puis on longea la crête Larraundi sur un terrain découvert permettant d'avoir une vue dégagée sur la côte. Sophie sentant que nos membres supérieurs manquaient d'entrain et d'échauffement, nous dégotta un petit passage pour nous mettre dans le bain annonçant les joutes futures mais éminentes. C'est par la face ouest puis nord ouest et nord pour finir, austère, sombre , humide et par un petit sentier raide mais bien tracé tantôt sur de la terre noire, tantôt sur du granit que la première des couronnes, Erroilbide fut gravie. Véro se demanda qu'est ce que qu'elle faisait là. Pour le coup d'oeil pardi. En effet, vue magnifique sur la retenue d'eau d'Endarra-San Anton Urtegia mais aussi ce jour là en raison d'une ambiance limpide sur le golfe de Gascogne dans toute sa grandeur et splendeur ainsi que les monts de Gupuizcoa, de Navarre, la Rhune, l'Orhy, l'Anie... ETC ETC. Vous vous rappelez du kiki, et bien on l'a retrouvé chemin descendant de la première couronne non pas dans le dos de son propriétaire mais dans les bras de son maître. Petite pause puis s'en suivitl le passage de Lizartégana où l'échine fut tout juste courbée de quoi humer cette terre Basque. Tout allait bien jusqu'à la présentation devant nous de la véritable seconde couronne Txurrumurru. On demanda à la maîtresse des lieux de nous faire une démonstration du passage de la seule difficulté qui s'avèra en fait d'un véritable tour de passe passe de Sophie tellement avec légèreté, aisance, habileté et grâce que cela paraissait pour moi et Véro les néophytes du jour évident. Sophie nous guidant, Véro en second qui passa cette cheminée de 8 m tel un père Noel, moi tout juste derrière suivit de près d'Evelyne et Didier. Ensuite il n'y avait plus qu'à se faufiler puis attendre que le parcours se dégage car affluence il y avait, 2ème petite cheminée puis un passage en dévers avant de gagner le sommet et d'effectuer la photo de groupe. Midi se trouvant là et avant d'attaquer l'Irrumugarrieta, c'est sur son flanc boisé que l'on effectua l'ouverture des sacs suivit d'une petite sieste. L'ascension de la 3ème véritable couronne fut une simple formalité malgré nos estomacs remplis. Pustako Gana, Muganix et Arribeltza furent passées sans encombre à l'inverse d'une pauvre et malheureuse dame qui pas assez vigilante nécessita l'intervention des secours ainsi que l'utilisation de moyen aérien pour venir la récupérer. Le retour et la descente dans la fraicheur de la forêt furent bien appréciés ainsi que le verre de l'amitié où Véro et moi même furent nommés chevaliers du Pays Basque et couronnés bien sûr par notre valeureuse encadrante et guide à la fois.
    3ème acte : Le Txindoki. Voila un nom de montagne qui sonne bien. Mais pas que. Petit retour en arrière ou grand bon dans le passé. An 1977, voila l'année qui me permit de me diriger en direction du sud. Enfourchant d'abord mon solex, puis un peugeot 102 et pour finir une motobécane, les montagnes et les sentiers de Soule et de Basse Navarre étaient enfin à ma portée. Au delà, seuls les guides d'Olivier et de Miguel Angulo me permettaient de franchir cols et sommets lointains et ainsi d'avoir une vision plus grande de cette montagne. D'ailleurs, c'est ce dernier, M. Angulo qui me fascina pour cette montagne par sa description. Je cite : " Le Txindoki est le sommet le plus caractéristique et le mieux individualisé du massif d'Aralar. Sa face nord abrupte domine Amezketa de près de 1200m. Par sa situation géographique, son altitude et sa morphologie, le Txindoki est la montagne la plus célèbre du GUIPUZCOA. Le panorama prodigieux que l'on découvre de son sommet justifie son appellation de balcon du Guipuzcoa" A l'époque je ne connaissais par des récits que le Cervin, l'Eiger et les Grandes Jorasses qui présentaient une telle face nord. Cette montagne si proche et lointaine devenait un mythe et elle est mythique et adorée de son peuple. Comme tout se joue à l'âge play school, âge que je ne quitte que très rarement, un rêve d'enfant se réalise forcément. C'est en discutant tout naturellement avec Sophie que le nom de cette montagne est ressortie. Elle la connaissait, moi j'en rêvais depuis une quarantaine d'année. AVE SOPHIA.
    Sortie courte avec tout juste un peu plus de 900m de dénivelé, initialement prévue le 15 juillet, c'est en parfaite encadrante que Sophie avança d'un jour celle ci en raison d'une météo bien plus favorable. Beau temps au départ de l'ermitage de Larraitz (400m). Les chevaux de courses Marisa, Luc, Evelyne et Didier complété de Véronique, Fabienne, Roland, Sophie bien sûr et moi même étaient lancés et permirent d'atteindre vite le col d'Egurral (1160m). De ce point en moins d'une demi heure par une bonne et franche montée le sommet (1348m) était atteint. De ce balcon , jolie vue à 360° où quelques cumulus et brumes souvent présentes dans la région venaient apporter un peu de fraicheur. Le repas sera pris à quelques mètres du sommet à l'abri du vent. La descente peut être un peu moins rapide que la montée avec une pause à la ferme Beltzulégi se fit toujours dans une bonne humeur.
    MILESKER Sophie pour ta gentillesse et ta disponibilité, de nous avoir fait découvrir des coins originaux, connus et méconnus de nos belles montagnes pyrénéennes.

  • Fin du confinement. Enfin, quand les enfants de Pyrène nous apparaissent (de près) à nouveau.

    Par Le 20/07/2020

    J'offrais en 6 jours 4 sorties à ceux qui voulaient bien me suivre, un menu copieux voire gargantuesque à la vue de nos estomacs rétrécis par 2 mois de disette et de famine pédestre. Encore fallait il avoir retrouvé de l'appétit mais là aucun doute, le servietton autour de la bouche, le sourire caché mais trahi puisqu'il montait jusqu'aux oreilles car content de nous retrouver et que dire de nos jambes, elles pédalaient dans le vide comme si nous étions juchés sur des chaises hautes. De véritables bébés attendant leur pitance et moi le premier. Etaient présents autour de la table Didier L, Serge D, Sylvie G, Jean Marc B, Marie T, Marie Jo et Luc, Cathy P, Véro J pour ce repas de famille. Au menu donc, les gorges d'Ejuharré situées comme chacun le sait en Haute Soule, moins connues que ses voisines mais restées authentiques et sauvages. Ce premier plat qui s'avéra une bonne entrée (en la matière) était composé d'une soupe tantôt un peu fraîche, claire et peu consistante mais aussi grasse, épaisse et collante aux godillots ainsi qu'aux fessiers. Ce potage dont certains clients très affamés jugeant nécessaire d'y incorporer une bonne partie de leur corps, les pieds dans le plat ne suffisant pas fut repris 6 ou 7 fois tant que l'on était au fond du pot (gorges). Le chef de rang que j'étais s'aperçu très vite qu'il n'était pas dans le coup, laissant son regard suivre certaines serveuses se trompait de salle. Le métier de chef de rang ne s'improvise pas, pas question de faire visiter la cave par un escalier brinquebalant et glissant. Donc je repris très vite les commandes couteaux et fourchettes en mains. Pour le hors d'œuvre je décidais d'y incorporer fruits et légumes, le tout dans une ambiance vert concombre s'accommodant parfaitement avec la couleur de nos joues rouge tomate cuites à la vapeur à la vue des gouttes de sueurs sur nos fronts dès les premières raideurs de pentes. Pas question de ramener sa fraise et de se prendre le choux, on était là pour en baver et savourer. Pas question également d'appuyer sur le champignon tant que le plafond de la salle était gris et bas. Nous avancions en rang d'oignons dans cette forêt de hêtres droit comme des asperges et assaisonnée d'ails des ours. Une petite pause s'imposait au sortir des gorges, la grotte Molerse, petite salle annexe, histoire de faire les poireaux devant nos appareils photographiques et de trouver un coin à l'abri du vent pour continuer notre repas, le vrai. Enfin le mont Uruso se présentait devant nous, pas question là non plus de couper la poire en 2 et de raconter des salades, armés de nos bâtons comme des couteaux et des fourchettes, il fut avaler. Pour certains les carottes étaient déjà cuites mais de là, annoncer que c'était la fin des haricots, pas encore. Sous nos pieds 400m de vide, hauts comme 3 pommes on en menait pas large, c'était pas le moment de tomber dans les pommes. Là, nos cœurs d'artichauts mis en émois devant la beauté des lieux faisait oublier que l'on était qu'à la moitié du repas, la descente restait à faire. Cette descente à peine entamée me voila emporté par la foule (Véro) qui nous traine, tous les 2 coudes et genoux à terre, qui m'entraine, écrasés l'un et l'autre, nous ne formions qu'un seul corps. Et le flot sans effort mais non sans douleur nous pousse, enchainés l'un et l'autre, et nous laisse tous les 2 épanouis, enivrés et heureux mais grimaçant. Bon pour ce remettre de ces émotions, le beurre dans les épinards était le bien venu pour entamer officiellement la descente après cette cette farandole un peu folle. D'abord sucrée et légèrement acidulée il a fallu vite se mettre à l'évidence qu'avec la verticalité des lieux elle allait finir par être salée et amère pour quelque uns d'entre nous, gare aux chutes. Bon dans un souci de ménager la chèvre et le chou, d'accord pour ne pas finir sur un sentier que j'affectionne particulièrement, mais plutôt sur une bonne piste. Laisser ces dames sur le bord du chemin c'est pas très sympa mais si c'est pour la bonne cause... voila que 3 galants hommes pas encore rassasiés partirent chercher les voitures avec juste ceux qu'il faut de piquant pour ne pas faire chou blanc Au final personne n'a mangé les pissenlits par la racine. Voila une rando qui ne comptera pas pour des prunes, il fallait bien avoir la pêche et la banane pour remerciements. L'addition, j'en conviens peut paraître salée : 1100m pour 7h30 de marche pour une reprise.

    Comme l'appétit vient en mangeant, la rando vient en marchant. Le premier plat à peine digéré, c'est Sophie qui se chargea de dresser la table sur sa chère terre Basque dans la province du Labourd du coté d'Itxassou. Pour ce repas en tête en tête sans chandelles mais avec un soleil omniprésent, le menu était composé de 3 pièces de choix, roties et dorées à point : le Mondarrain, le Gorospil et l'Artzamendi fumant encore à peine sorti du four. Une voiture laissée au pas de Roland, l'autre au col de Légarré notre point de départ. Le pic d'Escondray semblant trop indesgeste pour une heure si matinale pour être consommé sur place et trop saupoudré d'herbe de fougères fut évité par sa gauche et c'est depuis le col d'Amezketa que l'on entama la dégustation du Mondarrain quoi que sa montée assez directe et son sentier tracé telle une entaille faite au couteau bien aiguisé. Ensuite s'en suivit une longue mais appétissante course de crête en enchaînant pic d'Ourezti, mont de Bizkayluze et pour finir le Gorospil avec sa garniture de Digitale que ce jour là, un point commun entre Sophie et cette fleur existait (voir photo). Tantôt un pied en France tantôt un pied en Espagne nous permettaient d'atteindre le col des veaux et le col d'Iguzkielégui. Ensuite, on a beau tourner l'assiette dans tous les sens, il faut avoir encore faim pour l'avaler celui là. L'Artzamendi fut chipoté, pâturé, grignoté et englouti avec une pause au col de Méhatché et en prenant un petit supplément d'exercices physiques et acrobatiques le long de la clôture de l'enceinte coiffant le sommet. La descente vers le lieu dit Laxia fut une simple régalade sur un sentier que me faisait découvrir Sophie sous le pic Malda. Restait à trouver une petite note sucrée et acidulée, ce qui fut fait lorsque de magnifiques cerisiers regorgeant de cœur de pigeon bordant notre chemin final se présentaient à nous et surtout nos papilles gustatives. Il n'y avait plus qu'à ce servir en levant les bras. Ne croyait pas que la nappe fut dressé dans ce lieu qui ne manque pas de coin de verdure, les 1000m de déniv furent dépassés pour 8 h passés dans dans la nature. Par contre quelque chose me dit que ce lieu peut convenir très bien à une rando resto. A suivre.

    Bon un repas sans dessert n'est pas un véritable repas, et comme le dessert parfois se mérite, direction le cirque du Litor au fond de la vallée de l'Ouzom, entre Aubisque et Soulor, entre Basses et Hautes Pyrénées. Seuls quelques uns d'entre nous ont pu le déguster car il a fallu le chercher. Je vous rassure tout le monde a eu sa part de douceurs sucrées. Les moins gourmands se sont contentés du "Turron" de Saucède avec 700m de dénivelé dominé par l'imposant Pic de Gabizos, une véritable pièce montée soit dit en passant en cheminant par le col de Soum et son lac, le Cap d'Aout et le col du Soulor. Alors pour 300m de plus, qu'elle était donc cette délicieuse gâterie qui, non pas aller réveiller nos papilles et faire baver nos babines mais plutôt dilater nos pupilles ? Harponnés pour certains, couchés pour d'autres ou à cheval pour quelques uns sur la pointe de Surgatte dominant de 800m la vallée d'Arrens, c'est bien le Balaîtous tout juste sorti du réfrigérateur hivernal dégoulinant de crème glacée qui fut apprécié et admiré. Le retour allait se faire sous une température chaude en ce jeudi 21 mai avec quelques petites surprises que n'apprécient pas nos molets et cuisses surtout en fin de journée et après 18kms tout de même dépassant allègrement encore une fois de plus les 1000m de déniv. Pour ce banquet furent présent Véro, Marie S, Marie T, Denise F, Didier L, Marie José, Roland, Fabienne, Sophie, Henriette, Maïté, Marie Jo, Jean Marc, Marisa, Géraldine, Denise T, les 2 minots Margaux et Christophe et mes lieutenants du jour que je remercie qui sans eux tout ce petit monde n'aurait pas pu sortir et se retrouver Luc y Luc et Joseph. Merci donc à eux ce qui a permis de scinder le groupe mais pas d'éviter les remarques d'un "nain" de jardin de Pyrène un tantinet comptable et grincheux.

    Manquerait il pas un plat me diriez vous ? Le poisson me semble t'il ? Tout juste. Donc le lendemain du dessert, revenir au salé pourquoi pas. Puisque cela était son désir, c'est avec plaisir qu'un nouveau tête en tête m'était proposé toujours sans chandelle mais en espérant ne pas en voir 36 sur les flancs nord de cette montagne. Ce jour là c'est avec Marie Christine, encore une Basquaise mais sur des terres béarnaises cette fois ci, que ce poisson en forme de montagne (avec un peu d'imagination et surtout sans limite) que nous débarquions tous 2 frais comme des gardons au port de Castet. Après avoir traversé le bois de Séques le plat se trouvait devant nous . Au menu le Moulle de Jaut. Une montée assez directe en direction du col de Lallène puis s'en suivit un tricotage et décorticage plus alpin de son arête centrale ou crête de Coos parfois en équilibre ou bien sur les fesses jusqu'à son point culminant 2050m. Là haut pause repas puis c'est par la voie la plus directe et parsemée de petites arêtes rocheuses qu'il ne fallait pas avaler de travers du coté de la face nord que je ne connaissais pas et dont je remercie M. C. relevait encore plus la sauce qui jusque là n'avait pas manqué de piquant. Une rando qui ne se contenta pas que de sueur mais où il a fallu avoir du cœur et toujours une petite fleur des Pyrénées à offrir en l'occurrence à Marie Christine. 1250m de dénivelé mais surtout du bon temps comme toujours là haut.
    L'APPETIT VIENT AUSSI EN MARCHANT
     

  • Ce qui devait être raquettes et balnéo et qui est devevenu brodequins et balnéo

    Par Le 31/03/2020

    Je m'étais juré qu'en février la neige ne ferait pas défaut. Eh bien tout faux. Encore moins de neige ces 1er et 2 février que lors de ma reconnaissance début décembre. Alors pour les sorties raquettes tant pis, la satisfaction viendra du poids en moins à porter sur le dos. En effet, il fallait lever les yeux pour trouver l'or blanc de façon continu et en couche suffisamment épaisse. Soit vers 2200m et encore pas sur tous les versants. Météo chagrine sur la route, par contre les vallées d'Aure et de Louron bénéficiaient de quelques coins de ciel bleu. Une fois après avoir déposé nos affaires et établi notre camp de base au Moulin d'Avajan (très bonne adresse, je la recommande), direction le col d'Azet qui devait être le point de départ de notre sortie du jour. La perturbation vagabonde et moribonde continuant et finissant son chemin au dessus de nos têtes, venant même à caresser crêtes et sommets et ne trouvant pas de terrain d'entente avec notre chère Pyrène pour contrecarrer nos plans, stratus, stratocumulus et autres nuages bas ne devaient pas tarder à se (s'entre) déchirer et finir au placard. En point de mire, le Tuc de Labatiadère puis à tâtons dans ce que l'on peut appeler le paradis blanc on suivit une ligne imaginaire qui s'avéra juste quand, une, puis deux et enfin trois éclaircies décidèrent enfin de nous montrer l'étendue de notre parcours. Celles ci devenant de plus en plus généreuses et pour nos yeux de plus en plus gourmandes en offrant de merveilleux spectacles et de jolies couleurs que seule la nature dans son plus simple apparat sait nous divulguer. Pas de doute, le moment de la pause repas se trouvait là. Ensuite rien de tel pour une bonne digestion qu'une légère descente dans le bois de la Soula et une traversée bien sympathique dans un autre bois celui de Soulagnet. Mais il a fallut se mettre à l'évidence que la crête de Calamagne se trouvait bien au dessus de 14 têtes. Celle ci fut atteinte en 2 mouvements de 3 coups de cuillère à pot au niveau du Cap de Barricaue. Là haut, une vue à 360° permettait de jeter de nombreux regards sur la vallée d'Aure et ses nombreux villages ainsi que sur de somptueux sommets du Pic du Midi de Bigorre aux 3000 Luchonais en passant par l'Arbizon, Néouvielle, Lustou, Schrader…...mais aussi de voir le parcours du lendemain un peu effrayant aux yeux de certains mais quand on le présente avec une aussi belle carotte comme récompense tel que le massif de la Maladeta avec son mythique sommet l'Aneto alors vous ne me croirait pas je voyais l'appétit de mes convives grandir et de leur faire accepter n'importe quel menu pédestre même lourd et indigeste pouvait il être. Le retour au col d'Azet en passant de nouveau par le Tuc de Labatiadère fut une simple formalité et les voitures furent atteintes vers 16h largement de quoi envisager une petite plongée dans les bains Amérindiens Mayas, Incas, Japonais, Romains et autres Jacuzzis, hammams, frigidariums, caldariums et saunas au centre balnéo de Loudenvielle. Depuis le temps que j'encadre, j'entends dire et parler de la fameuse question : "a combien un encadrant a t'il le droit en pourcentage de perte ? " Pour la balnéo nous étions seulement 5 personnes, donc 66% de perte pour des raisons diverses comme pas de maillot, pas de patience ou pas d'envie. C'est vrai que l'affluence grosse en cette fin d'après midi mais habituelle pouvait nous rebuter avec 3/4 heure d'attente mais une fois dans l'eau il y avait de quoi faire sa place pendant les 2h allouées.
    Le lendemain, réveil matinal à 7h, ciel clair, bonne gelée, il a fallut bien chauffer les voitures avant d'atteindre le village de Cazaux Dessus. 8h30, les sacs à dos bien arrimés, nous voila partis pour un tour de chauffe autour du village et de poser nos brodequins sur la longue crête de Portet. L'astre solaire nous ayant bien réchauffé l'échine, c'est par un virage à 180° degré que la physionomie de nos visages changea. Munis de nos lunettes noires ressemblant à des mouches et d'un soleil omniprésent en pleine face car bas pour la saison que la première et seule difficulté de la journée pouvait s'amenuiser petit à petit sous nos pas lents en passant par les caps de Tuquet 1844m et de Peyrehicade 1913m où le manteau neigeux devenait enfin continu. Ce moment offrant une belle vue sur le lac de Genos-Loudenvielle et pour les connaisseurs d'apercevoir à nouveau un petit clin d'œil des pics Lustou et Schrader mais aussi celui des Posets nous souhaitant au passage une bonne et belle journée. Le Soum de l'Aigle 2078m était à porté de vue, il restait à y amener et poser nos pieds et têtes. Se fut fait vers 11h30 tout en étant vigilant en raison des nombreuses corniches car on sait toujours où elles se terminent mais jamais où elles commencent. De ce magnifique belvédère, la troupe se pâmer d'admiration devant les 3000 Luchonais et le massif de la Maladeta promis légèrement coiffé d'une étoffe nuageuse, 3400 oblige. En guise d'apéro puisque cette agréable crête nous le proposait, moi toujours assoiffé d'aventures et pour quelques centaines de mètres de plus, le Pouy- Louby fut consommé sans modération par certains, par contre pour les autres, la descente fut plus que retenue malgré la montée asséchant le palais sur le coup de midi. Retour au cap de Peyrehicade à 13h pour le déjeuner qui avec Jean Marc se termine toujours avec quelques douceurs chocolatées. Le retour au village de Cazaux Dessus se faisait en passant par le magnifique village de Mont où son église fut mitraillé par les objectifs photographiques. De jolis chemins en sous bois bordés d'arbres et de ruisseau agrémentaient le parcours jusqu'au hameau de Saint Calixte puis fut venu le temps des rires et des chants dans l'ile aux enfants où c'est tout les jours le printemps, c'est le pays joyeux des enfants heureux, les monstres gentils où c'est le paradis. Bon là je me perd un peu. Reprenons. Un peu de Samuel Barber et son fameux Adagio for strings façon psy trance. Vous me suivez, non, pas du tout. Moi si. Après le hameau ce fut le temps de la montée assassine mais pas sanguine et pas alors du tout câline. Celle qui rend les muscles en béton et les genou en coton qui nous permet de finir sur les rotules et le menton. Je rigole bien sûr. Agréable Week end, très bien reçu au gîte/chambres d'hôtes, une ferme auberge comme on aime bien en trouver. Les raquettes sont restées dans les voitures comme bien souvent cet hiver. Remerciements à Marie Christine Anne Marie, Denise, Marie Luce, Jean Yves, Jean Marc, Véro, Geneviève, Fernand, Marie Jo, Marie, Jean et Marcelle.

  • XXL, Le sentier interdit, le chemin de la peur, la sente perdue au coeur de Pyrene

    Par Le 26/03/2020

    C'était le dimanche 15 mars, le jour d'avant, le jour avant que le ciel nous tombe sur la tête nous les randonneurs de France et du monde entier, amoureux de grands espaces et de liberté. Mais cela n'est rien comparé à ceux qui iraient lutter pour sauver leur vie et ceux qui lutteraient pour sauver des vies au prix de la leur à cause de ce virus.

    Alors cette rando toujours gardée secrètement dans un coin de ma tête il fallait la réaliser puis leur dédier. Très peu de dénivelé, peu importe mais souvent suspendu entre terrain, falaise et vide. Peu importe ce qu'il pouvait m'arriver, ce que j'allais découvrir. Il fallait la faire un point c'est tout. Grandiose, une véritable pépite celle là.

    Le ciel pouvait me tomber sur la tête, d'ailleurs l'orage menaçant se faisait entendre mais des jours meilleurs reviendront, de nouvelles fleurs apparaitront.

  • Atxuria : Euskal Herria spot. This was the place to be.

    Par Le 26/03/2020

    Artzamendi

    Pourtant chemin faisant rien ne prédestinait, sauf les prévisions météo encore une fois justes, cette journée d'une admirable beauté par ses paysages, couleurs et conditions de randonnée. En effet, plus on se dirigeait vers l'ouest, vers l'océan, plus les nuages étaient nombreux. Ceux ci, appelés cumulonimbus, surmontés de leur coiffe blanchâtre ne laissaient présager rien de bon d'autant plus que la température de l'air au niveau de Biarritz n'était que de un degré. Arrivés au pied de l'Ibanteli, quelques gouttes de neige fondue et reste d'averses de grêle n'emballaient pas trop ces dames à sortir des voitures. Tant pis, notre premier objectif l'Ibanteli et ses modestes 698m encore pris dans un épais brouillard se présentait devant nous. Après quelques cheminements et errements sur les contreforts nord et boisés parsemés de palombières, la vue se dégageait petit à petit, le brouillard laissait sa place à des trouées bleues de plus en plus larges et permettait enfin à l'équipe d'admirer la verte plaine et blanchie par divers hydrométéores encore présents autour du village de Sare et de contempler le seigneur de la province basque où nous nous trouvions : La Rhune. Dès 200m d'altitude la neige faisait son apparition atteignant même une dizaine de centimètres au sommet. Neige froide et sèche, d'une légèreté étonnante et très agréable à fouler rendant les paysages d'une beauté rare à cet endroit car rappelons le, nous nous situions à peine à quelques kilomètres de la côte Atlantiques. Une fois au sommet, une petite surprise nous était réservée, de nouveau pris dans les nuages mais cette fois ci avec une averse de neige d'une durée de 20 minutes rendant encore plus hivernale cette sortie et cela n'était pas pour nous déplaire. La descente vers le col de Lizarrieta 441m se fit dans une ambiance bon enfant en marchant, galopant dans la neige, roulade sur des meules de fougères et diverses batailles de boules de neige furent vite improvisées. De ce col vers la base de l'Atxuria où le repas de 13h fut pris, le parcours se fit soit par la piste forestière soit par la crête frontière. De la borne frontière 54, il s'agissait de gravir les pentes de la Pena Plata puis de contourner la base de sa muraille et d'arriver à atteindre la crête là où une faiblesse se présenterait devant nous. Changement de décor une fois après avoir atteint l'arête, le versant nord recouvert de neige plutôt dure voire glacée, inspirait plutôt méfiance et il fallait faire attention où l'on mettait les pieds. De là, la montée en direction du sommet se fit avec prudence et quelques passages avec les mains ne décourageaient personne et firent même le bonheur de Marie, Sonia et moi même adeptes de la SAE. Brève mais jolie pause au sommet, 756m, histoire de garder en mémoire ces paysages enneigés mais déjà 15 h sonnait, la descente fut attentionnée, sage et retenue. Avant la remontée vers le Saiberri, il fallut trouver un gué pour traverser le ruisseau venant du col des 3 bornes non sans mal. Premier sur la liste et aidant les suivants à le franchir, cela me valut lors de la traversée de Marie, un joli coup de coude involontaire au visage de sa part et du coup la perte inévitable et inexorable de ma paire de lunettes. Le Saiberri passé, il était déjà 17 h. Restait à entamer la dernière descente vers les véhicules en traversant une forêt ainsi qu'un champs de palombière, la randonnée pouvait se terminer dans la bonne humeur sous un soleil plus que couchant puisqu'il était 18h passé. Un peu plus de 8h de marche et un dénivelle affolant les gps de certains (1400m) corrigés par notre ami Frédéric à 1250m tout de même. Un grand merci à Marie Christine pour sa première sortie menée d'une main, pied et tête de maÏtre et j'espère pas la dernière en tant qu'encadrante que je me fit un plaisir d'aider dans sa partie finale. Groupe sympa composé de Marie, Didier, Bernadette, Frédéric, Sonia, Marie Christine et Denis qui s'en est sorti à ramener tout le monde à bon port sans ses lorgnons où je n'oublierai pas le coup de coude de Marie comme j'ai oublié mes lunettes.
    WHERE YOU HAD TO BE. QUITE SIMPLY.
     

  • Entre ciel et Terre, Curé et Notaire, Aspe et Ossau

    Par Le 25/03/2020

    A l'heure où je composais, décomposais, recomposais et disposais de 4 jours pour enfin réaliser un vieux rêve d'une trentaine d'année, je décidais de me poser dans ce jardin de Pyrène où ses enfants se tiennent par la main pour réaliser et relier le col de Marie Blanque au col du Somport en suivant le plus possible la crête séparant la vallée d'Aspe à sa voisine la vallée d'Ossau. Quatre jours donc mais en sachant avant le départ que le deuxième jour allait gâcher cette expédition. Je savais que le jeudi, celui où on fête les Marie (très nombreuses au CAF) allait être médiocre coté météo. Pire que médiocre puisque la première nuit, au col des Arques, et oui les premières fois c'est fait pour ne pas oublier, (ma première nuit à la belle étoile en 43 ans de randonnée) fut copieusement arrosée. Le petit bivouac se transforma vite en baignoire, je dirai même en marre aux canards. Attendant que la pluie cesse au petit matin, il n'était pas question de bouger le petit orteil de peur de perdre le bénéfice du peu de chaleur apporté par l'eau de pluie réchauffée au contact de mon corps. Donc ce jeudi dans le brouillard fut perte de temps, improvisation, plus question de suivre les crêtes. Descente à la cabane d'Ibech pour prendre le petit dej plus un acompte du repas de midi et ensuite suivre le GR en essayant de ne pas trop le perdre pour se rendre à la cabane d'Arrioutort qui fut la bienvenue pour se mettre au sec, se réchauffer avec un feu de cheminée. Les 2 jours qui suivirent se passèrent sous un ciel bleu, et furent menés tambour battant (12h de marche chaque jour) avec un bivouac à 2500m d'altitude sur la face sud du Pic de Sesques car il fallait bien respecter l'horaire du bus que je devais prendre au col du Somport à 20h qui devait me redescendre au village d'Escot. A 19h30 je foulais la RN 134 à son point culminant.
    Donc vu que l'intégralité du parcours initialement prévu ne put être faite pendant ces 4 jours, il fut quand même réalisé quelques jours plus tard sur 1 ou 2 jours avec là aussi une jolie nuit à la belle étoile. Et comme les belles histoires se terminent en chanson ou en musique plus précisément, le festival HD2O de Gourette venait à point nommé pour clôturer mes vacances. Ambiance électro, pas besoin de fumigène puisque le brouillard, encore lui, venant du fond de la vallée prenait des allures de Purple Haze avec les derniers rayons d'un soleil couchant sur les sommets alentours. D'ailleurs n'entendait on pas une fois dans l'obscurité le Capéran de Tortes tout en se rapprochant de la Pène Sarrière ces quelques mots :"Tu cherches, tu ne me connais pas, tu fais quoi ce soir, tu cherches quelque chose, je le sens, je me découvre par toi, personne n'a besoin de voir…"

  • Hike, Climb, balneo, Music and cool attitude to Bagnères de Luchon.

    Par Le 14/03/2020

    Luchon

    After a coffee at home …. , nous voila tous les 5 partis sous un ciel couvert, pluvieux à l'approche de la vallée de la Garonne et neigeux à l'entrée de Bagnères de Luchon. Pas de quoi mettre des cafistes dehors mais voila, il fallait se parer de beaucoup d'optimismes. Se fut notre tenue de rigueur le jour, la nuit on pouvait s'en libérer et laisser de coté quelques couches. Une fois le camp de base installé à l'hôtel du petit train, notre première activité fut une promenade dans les rues, les avenues et les boulevards de Luchon, histoire de repérer quelques restos pour le soir et de boire un coup avant la surprise du Week end. La seconde activité se voulait bien plus sportive bien sûr. Saint Mamet, commune voisine est dotée d'une bien jolie salle d'escalade. Mes compagnons du jours tous novices se sont prêtés au jeu et ainsi faire leurs premières longueurs dans cette SAE (structure artificielle d'escalade) avec une mention très bien à Fabienne. Ensuite, crêpes bretonnes et cidres additionnés d'un délicieux dessert enveloppé de crème fouettée (il n'y a pas dehors qu'il y en avait) furent notre réconfort après 2 heures d'efforts. Après direction le casino qui fut notre refuge durant une bonne partie de la nuit . Le festival électro pouvait distiller ses premières notes de musique le tout dans une atmosphère bon enfant. Il est vrai que l'ambiance qui régnait à l'intérieur contrastait avec celle de l'extérieur. D'un coté foule, chaleur, du gros son diffusé par les platines des DJ montant jusqu'à 150 bpm et de l'autre quelques brebis égarées, fraîcheur, silence et légèreté avec ces gros flocons abandonnés ici ou là s'accrochant aux branches des arbres ressemblant à des notes de musique sur une portée musicale et hivernale. Le retour au camp de base vers 4h du mat était le bien venu, il ne restait plus qu'à attendre l'heure de l'after sous la couette et l'éclaircie providentielle tant espérée déclenchant la rando raquettes du samedi. Après quelques hésitations concernant le lieu, la sortie big foot se passa du coté du village d'Artigue et on devait passer par la cabane du plan de Bose, rejoindre le village de Gouaux de Luchon et revenir sur Artigue. Seulement… ON DEVAIT. Manque de bol ou plutôt de sommeil, une piste pourtant évidente fut manquée à un carrefour il est vrai à 5 directions. La mauvaise fut prise bien sûr, de bonnes pentes, des embranchements douteux et hasardeux n'amenant nulle part furent notre menu mais le tout dans un beau décor enfin hivernal doit on dire. Une bonne couche de poudreuse craquait sous nos pas, la forêt de sapins recouvert de neige régalait nos papilles gustatives et pupilles oculaires. Petite pause casse croute à 15h mais le froid qui commençait à nous caresser l'échine nous obligea à écourter celle ci et d'apercevoir la voiture vers 16h30. Pour nous réchauffer une seule solution, les Thermes de Luchon et ses eaux chaudes et sulfureuses, bains bouillonnants et vaporium pour se détendre et se remettre des efforts de la journée car elle était loin d'être finie. La soirée commençait au resto, entrecôte, pizza et camembert cuit au menu puis deuxième nuit au casino avec une ambiance folk, pop, rock, hip hop et latino avant qu'elle ne devienne électro et techno jusqu'à 4h du mat. Bref passage sous la couette puisque pour le second after un autre décor nous attendait les bras ouverts, a big room atmosphere to lake d'Oo. La rando du dimanche se passa sous un ciel entièrement bleu azur, la neige dans les basses altitudes avait disparu, l'accès au lac par son chemin d'habitude noir de monde l'été, était glacé et nous promettait un retour des plus prudent. Mais la température douce et printanière devait faire fondre tout cela et moi, comme un singe en hiver, de ne trouver rien d'autre que de me vautrer au milieu des branches d'un sapin couché sur le sol. Peu de monde dans cet endroit magnifique, la cascade faisait doucement entendre ses chuchotements de quoi faire une bonne pause et sieste n'est ce pas François. 3 jours et 2 nuits bien remplis de multi activité du coté de Bagnères de Luchon. Furent présents et dans l'ordre d'apparition au milieu des matinées : Fabienne, Roland (ou Roland et Fabienne), Véronique, Denis et François.

  • Cerise d'Itxassou aux piments d'Espelette puis chocolat et chantilly

    Par Le 18/02/2020

    C'est bien 2 équipes composées de 14 footballeuses et de 8 footballeurs qui se préparaient en ce samedi 15/02 à affronter l'Iramendy, la montagne aux fougères ainsi que l'Itchachégy et l'Orisson. Heureusement qu'en cette saison hivernale (il n'y a que le calendrier qui l'indique) cette plante de la famille des Ptéridophytes dorment et seuls les vestiges de la l'année dernière apparaissent mais couchés. Mais gare tout de même à ces filocophytes dont leurs ancêtres datant du carbonifère voire du dévonien qui en on vu d'autres, pensez donc, des pieds de bipèdes à la démarche aussi élégante soit elle, même pas peur. L'entrée sur le terrain se fit par une courte descente sur un ruban bitumé puis par un petit sentier maintenant disparu des cartes IGN au milieu de quelques chênes rescapés. Point de clameur des supporters locaux, l'ascension de ce coté ci n'est plus réservée qu'à quelques quadripèdes de tous poils. Les conditions de jeu étaient très favorables pour la saison, températures douces et ciel ensoleillé et sous nos crampons un terrain meuble et sec plus que nécessaire pour cette confrontation. Par contre, le gazon était un peu haut par endroit en raison d'un arrêté préfectoral interdisant la pratique de l'écobuage et laissant du coup le jardiner au repos. Les équipes très disciplinées sur les conseils de leur capitaine, avaient obligation de lever pieds et jambes afin d'éviter les tacles possibles dus aux fougères allongées sur le sol et de faire attention aux tirages de maillot des ronces vicieuses et pugnaces. Le hors jeu était également interdit aux risques et périls des marcheurs qui voulaient se la jouer perso. Le premier rideau défensif Hartxabale fut facilement franchi, par contre le suivant Errausteyta mis à rude épreuve nos mollets et cuisses avec de nombreux contacts. Les mains furent nécessaires, douces et câlines au début devenaient rêches et rugueuses et parfois prenaient la couleur rouge oxyhémoglobine nécessitant l'intervention d'une soigneuse. Cette tactique d'approche du but adversaire lente mais toujours dans un bon esprit d'équipe, prudente dans les phases de jeu un peu compliquées, permettait aux 22 acteurs d'avoir la tête hors de l'eau mais pleine de sueurs après deux heures d'efforts acharnés et de marquer le premier but. Enfin la cerise d'Itxassou saupoudrée de piment d'Espelette pouvait être dégusté non sans mal mais sans blessé, juste un petit sparadrap vite oublié. Petit arrêt de jeu au sommet histoire de se rafraîchir et de s'alimenter car la mi temps était loin d'être sifflée. Le plus dur était fait, le reste ne devait être que chocolat et chantilly. Après l'ouverture du score, petit relâchement dans la descente amenant au col d'Irey, les équipes commençaient à s'éparpiller utilisant toute l'étendue de l'aire de jeu. S'en suivit ensuite d'une phase de jeu plus calme, d'observations, permettant bavardages, de lever les yeux sans regarder ses pieds et de jouer à cache-cache entre les arbres des bois d'Harchoury et de Bihurty où une bonne brise voire un vent frais agitait branches et balançait arbres dessinant une ola en diffusant un son doux et mélodieux parfois mélancolique rappelant le bruit des vagues sur une plage. Quelques encouragements sous forme de hennissement de supporters de la famille des équidés se firent entendre à la sortie de la hêtraie. L'heure de la mi temps approchait du coté de Garateme. Le Zerkupe, site protohistorique et d'escalade allait il être notre vestiaire ? En effet le terrain devenait de plus en plus exposé aux rafales modestes certes mais sensibles du vent tournoyant dans l'enceinte. Un petit recoin du stade sur la pelouse sera notre salle à manger sur la pelouse coté tribune Astaté-Urdénaspuru au virage ouest sous le regard bien veillant de la vierge d'Orisson. Trois quart d'heure de pause puis reprise du jeu qui devenait inégal, les 22 joueurs marquant but après but enchainant les pics Itchachéguy et Orisson sans la moindre résistance adverse. Il est à regretter les deux tirs au but Zerkupé et Château Pignon ratés, mais là on aurait plus du tout joué dans la même division, N2 au lieu de N1. L'intrusion sur l'aire de jeu d'un jeune supporter adverse avec sa pétrolette avançant à grand coup de manette des gaz fut vite renvoyé par l'action immédiate de Marie Jo utilisant les mots dont elle en a le secret . Arc-bouté sur sa machine, faisant rugir son 2 roues, allant dans la direction où la pente était la plus raide, disparu laissant loin derrière lui son ombre. Mais le cheval fougueux revenait bien vite au galop, deuxième sanction de Marie Jo mais cette fois ci en murmurant quelques mots à l'oreille du canasson. Il dressait sa monture sur la roue arrière tel un cavalier et son étalon sur ses 2 pattes postérieures et s'évanouissait dans la nature pour la bonne cause je vous rassure, porter secours je l'espère, à un cheval vrai cette fois ci blessé à la patte. Le retour au bus se fit dans la joie et la bonne humeur malgré les aboiements d'un supporter agacé par la défaite et qui fut vite renvoyé dans ses foyers. Fin de la partie vers 16h45. Pas de prolongations, c'est rare avec ce diable de Denis il faut le souligner mais toujours spécialiste des montagnes russes. Avec lui, une montagne peut en cacher une autre.
    Les équipes auront parcouru 17kms pour 7h30 et 1100m de dénivelé. A noter pour chacun d'entre nous les bonnes aptitudes physiques, l'esprit d'équipe et la bonne humeur. Ces qualités ne sont elles pas aussi des buts recherchés pour un encadrant qui a pris plaisir à conduire ce groupe au départ peut être pas évident vu le nombre de participants.
    La compo sur la feuille de match était la suivante : Gardiens de but Jean Luc et Nicolas ; Arrières Françoise (soigneuse), Geneviève, Marie Françoise, Julie, Christiane et Raphael ; Stoppeur Fernand, Evelyne ; Libéro Jean Marie et Denis (capitaine) ; Milieux défensifs Gisèle, Noelle et Marie Germaine ; Milieux offensifs Béatrice, Anne Marie A et Véronique ; Avants centre Marie Josée (arbitre), Anne Marie I ; Attaquants Didier et Jean Marc.

  • Entr'aide, Amitié, Amour

    Par Le 17/01/2020

    Listo, hameau paisible et tranquille, de belles histoires s'y sont passées, racontées, écrites mais aussi dramatiques et meurtrières.
    Ce mercredi 1er janvier qu'allait il nous réserver ? Que de bonnes choses à coup sûr. Le goût des 12 participants de prendre un bon bol d'air frais était évident. Le désir de prendre la vie du bon coté semblait incontestable, indiscutable, incontournable. L'envie de prendre de bonnes résolutions seul chacun d'entre nous pouvait en son âme et conscience en sentir, ressentir le besoin.
    C'est au pied de la piste menant au col de Louvie que se fît entendre la voix de la sagesse de notre doyen. Celle ci, du coup, stoppant net nos véhicules. Donc, une fois n'est pas coutume, c'est par le plat de résistance que nous commencions notre randonnée avec une piste fort raide mais très praticable, presque un tapis rouge se déroulait devant l'avancée de nos pas mais tellement pentue que tout bon marcheur éprouve le besoin de courber absolument l'échine et de rapprocher son nez au niveau du sol comme pour mieux s'en imprégner, de s'enivrer. En ce qui me concernait, il raisonnait dans ma tête une mélodie maintes et maintes fois écoutée , savamment orchestrée et distillée par M.I.K.E. "plastic boy - chocolate infusion" à consommer sans modération me permettant déjà d'être au dessus de ce ciel gris et couvert de nuages bas, de brouillards descendants, de brumes montantes, tout ceci bloqué par les massifs imposants que sont Ger, Gourzy et Sesques. et d'apercevoir l'astre solaire qui allait se montrer très généreux avec ses rayons éclatant de mille feux, apportant douceur voire chaleur pour la saison, illuminant ce ciel devenu tout bleu, d'un bleu pur azur même. Les premiers hectomètres ont eu vite raison de nos nombreuses couches de vêtements et à voir les gouttes de sueurs, les excès "nocifs" alimentaires de la veille qui aime bien se nicher dans les recoins de nos organismes et parfois si difficiles à s'en séparer n'étaient plus qu'un lointain souvenir. Le hameau de Listo pour l'avoir connu quand j'étais plus jeune, si fantômatique montre aujourd'hui des allures de petit quartier montagnard abritant quelques âmes. Celui ci est atteint en moins d'une heure et la fierté de ses habitants une heure de plus. Le pic de Listo, avec son apparence de petit pic du midi d'Ossau, son ascension fut entreprise par une cordée de 10 conquérants parfois appelés de l'inutile sous les regards bienveillants de Denise et de Fabienne au cas où des secours furent nécessaires. C'est avec nos 4 membres armés de bâtons pour certains et de leurs fesses (à la descente) pour d'autres qu'il fut gravi et ainsi nous permettre de scruter dans ses moindres détails les parties secrètes et intimes de cette éminence. Ensuite avec ce diable de Denis qui en a jamais assez, aimant les montagnes russes et partant du principe que tant qu'il y a de la montée il y aura de la descente, direction le Plaa d'Auzu qui devait et sera notre salle à manger . Il n'y avait plus qu'à dresser la table et jeter le couvert pour festoyer, trinquer et célébrer le 1er jour de l'année dans un cadre que seul Pyrène en a le pouvoir. Un peu d'ivresse non pas du à l'altitude mais à cette boisson pétillante de circonstance doublé d'un vin cuit très généreux en arôme et en degré faisaient vite oublier les efforts de la montée et cette halte pouvait ainsi permettre à chacun d'entre nous de profiter de 2 heures de repos, de bavardage, de rire, d'échange et de contemplation devant les massifs de Ger, Sesques, Moulle de Jaut et j'en passe. Mais bien vite des fourmis dans les jambes me prirent, alors accompagné de Marie Pia, Jean Marc, Nicole et j'en oublie quelques uns peut être Roland ? (désolé le champagne à du passer par là) le petit sommet d'Auzu fut visité donnant une autre perspective sur la vallée d'Ossau. Au retour, que vit on assisses et adossées au mur de la cabane d'Auzu ? Une brochette avec des morceaux de choix (Fabienne, Marie Josée et Véronique) qui commençaient à être à point au vu des couleurs rougeâtres sur les joues de visages enjoués donnant l'impression de prendre la vie du bon coté. D'ailleurs à la vu du tableau, Marie Pia ne s'y trompait pas, elle s'y est invitée et pour compléter la composition. Mais comme un crève cœur, j'annonçais l'heure du retour, il était 15h, en montagne, comme tout ce qui se trouve en haut un jour doit redescendre (pas si sûr, voir plus loin) et avant que celui qui a permis (moi je n'y suis pour rien je vous le rappelle) de passer une agréable et sympathique journée ne décline et ne disparaisse derrière les hauts sommets alentours, la descente fut entreprise. Quelques petits sentiers remarqués à la montée furent pris histoire de dérouiller et réveiller un peu les articulations endormies par la longue pause puis chemin faisant, dessinant un cœur sur la neige, oubliant même une sente que l'on retrouva un peu plus bas, je vis sur ces pentes herbeuses, dangereuses, avalancheuses et meurtrières un arbre et une pierre. A première vue, l'arbre retenait celle ci mais à y regarder de plus près c'est grâce à la protection de cet unique rocher sur ce versant que ce jeune feuillu a pu naître, pousser, s'enraciner et grandir. J'espère que l'action humaine n'entachera et n'endeuillera leur histoire qui deviendra à coup sûr une histoire d'amour lorsque ce roc sentira l'écorce se déposer sur lui comme un baiser et finira par l'épouser. Ils vivront longtemps et avec un regard d'enfant et un peu d'imagination on peut penser qu'ils auront des enfants. L'arbre deviendra grand et fort et ça sera alors à lui qu'appartiendra la protection de vieux devenu cailloux avec le temps et l'empêchera de finir ses jours au fin fond du ravin et de se briser. Solidarité, affection, union dans ce milieu parfois hostile, c'est une règle à retenir, mais dame nature à celui qui ne sait l'observer, l'écouter, la contempler et de rester humble devant elle, un jour, elle sera vous le rappeler. La montagne est belle mais parfois cruelle. S'adonner à elle plutôt que vouloir tout lui prendre. Vouloir la partager plutôt que vouloir se l'accaparer.
    Un grand merci à : Fabienne, Véro, Joseph, Henriette, Jean-Marc, Nicole, Denise F. Roland, Sylvie et les Maries : Pia et Josée de m'avoir accompagner et de passer un bon moment.. Merci à M.I.K.E qui m'a aidé à l'écriture de se commentaire.
    Votre serviteur Denis.


    P.S. Je suis retourné là haut 4 jour après uniquement pour une et seule photo et m'a permis de retrouver et de boire une bière avec deux cafistes très sympa. Je vous laisse la chercher et attend votre réponse.

  • Entre Elsa et Fabien.

    Par Le 16/01/2020

    Désireux de passer la nuit avec et chez elle en ce Week end de solstice d'hiver sous ma modeste maison transporté sur mon dos, tel était mon objectif de longue date et aussi celui d'agrémenter ma sortie sur les hauteurs du Pays Basque au fin fond des Aldudes. Mais il a fallut bien vite renoncer à ce projet, se résigner à l'idée que la place était déjà prise et d'accepter que le ménage à trois, avec Pyrène et ce diable de Fabien, ce jeune fougueux et tempêtueux mais court et bref évènement météorologique n'allait pas être de tout repos. Toutes sorties du CAF étant annulées, je décidais quand même en mon âme, conscience, connaissance et sur les conseils de Maud d'effectuer une sortie non plus au Pays Basque sur des crètes orientées Nord-Sud, c'est à dire vent de face mais plutôt en vallée d'Aspe du coté du Pic Hèche Lestrez par le vallon suspendu d'Aran dirigé Ouest-Est plus à l'abri des fortes rafales prévues. L'arbre qui s'était constitué, moi le tronc et les adhérents inscrits au préalable les 6 branches, au final il ne restait plus que le tronc et une branche : Marisa. La tempête avait déjà fait beaucoup de dégâts dans les esprits je précise. Tant pis, nous voila partis sur la Coste de Gey dès 8h30 étonnamment peu ventée, heureusement car l'arête étroite et effilée par endroit demanda prudence et attention puis dans le bois d'Aran sur son versant Nord, abrupt et sombre par un vieux sentier qui n'a pas pris une ride mais qui a disparu des cartes IGN. A la sortie du bois du bois on a pu constaté les dégâts, bien réels ceux ci, sur l'ancienne cabane de Salies. Est ce Elsa la petite sœur de Fabien, qui avait décoiffé nos crêtes pyrénéennes dans la nuit de jeudi à vendredi, détruit ce vestige du pastoralisme qui m'est si cher et objet de nombreuses parties de cache-cache sur ce territoire ? Allez donc savoir. La remontée du vallon d'Aran depuis la grange Poursiouque jusqu'à la cabane ruinée de Rigassou se fit tout en douceur, légèreté et admiration. Le col d'Aran arborant un large sourire se présentait devant nous sous les regards amicaux et malicieux car dénudé de manteau blanc versant sud oblige, de quelques enfants de Pyrène tels que l'Ourlène, l'Ourlénotte et le Rocher d'Aran. Le seul regret que nous pussions avoir, étant donné que le soleil très bas niveau de l'horizon, (je vous rappelle que l'on est en plein solstice d'hiver) est que nous marchâmes toujours à l'ombre, ses rayons nous narguaient de quelques mètres seulement au dessus de nos têtes. Changement de direction et de décor ensuite, notre destiné nous amenâmes sur des pentes plus raides d'abord recouvert de végétations rases , genévriers en évitant pour ceux qui s'en rappelle une surconsommation de soupe trop relevé voire piquante à leur goût du coté d'un certain pic si loin (Soulaing pardon) et de rhododendron puis, sur un terrain enneigé parsemé de dolines dès 1350m. La progression se fit plus lentement, hors sentiers bien sûr mais sans altérer l'engouement de Marisa et bonne conseillère en plus à l'approche de ces petites cuvettes masquées par l'épaisseur de la couche de neige. Conseillère car outre la rando sa spécialité c'est la spéléologie. Le repas de midi fut pris vers 1650m bien au dessus du pic convoité à l'abri du vent mais pas des rayons du soleil enfin sous le sommet de Bars. La vue dégagée permettait de voir loin, le mur de foehn impressionnant sur la crête frontière et les rideaux de pluie descendant sur la plaine toute proche sous de nuages sombres et frigides empêchaient tout désir d'aller plus loin mais le plaisir fut pris en cette journée tourmentée et cahotique. La descente fut agréable et bonne enfant sur des pentes enneigées mais il restait une inconnue. Eole allait il nous surprendre en franchissant la porte de la Coste de Gey et devenir la porte de l'enfer ? Entre l'altitude 1000m - 700m le vent soufflait vigoureusement, nous obligeant parfois de stopper notre progression, de courber l'échine et de poser mains et fesses au sol sur l'arête menant au point de départ . Passé ce petit coup de tabac, à 15h30 la voiture était en vue et surtout n'avait pas bougé. Très joli parcours, peu couru menant originalement et royalement certes long au Mailh Massibé. Ces premières hauteurs donnent rapidement un joli coup d'œil à l'étendue de cette magnifique vallée, ma préférée.
    Entre Elsa et Fabien il y avait donc bien de la place pour mettre son nez et ses chaussures dehors.

  • La Montagne du Rey un festival de couleurs

    Par Le 13/01/2020

    Rey

    Parti faire une reconnaissance de cette montagne depuis le Port de Castet, je ne m'imaginais pas en faire une petite sortie CAF totalement improvisée. Arrivant en voiture au niveau du village d'Ogeu les Bains, mon téléphone se mit à sonner sur le coup de 08h09, un message disait : "hello Denis, tu fais quoi aujourd'hui ?" . C'était Marie Pia d'Arudy. Je lui répondis : " la Montagne du Rey pardi. Alors ok, rendez vous au village de Castet" . Après de belles lueurs matinales, la journée s'annonçait magnifique, ciel bleu, léger vent de sud sud-est juste de quoi nettoyer l'humidité ambiante de ces jours derniers et c'est peu de le dire au lendemain du déluge du vendredi 13 décembre. Le parcours commençait par une piste desservant des granges, puis par un sentier montant directement et franchement, franchissant une petite zone rocheuse, traversant une zone boisée et des pentes herbeuses en direction de la crète menant au Soum de las Picarras. Avant d'atteindre ce sommet, petit coup d'œil au niveau de l'extrémité ouest de cette crète surplombant de 900m le fond de la vallée d'Ossau offrant une jolie vue sur celle ci, sur ses villages et aussi sur quelques sommets dont l'inévitable Pic du Midi d'Ossau. Ensuite, direction est en suivant le fil de l'arête surmontée d'une magnifique girouette au niveau du Soum de las Picarras, point culminant de la Montagne du Rey, puis pour échapper à une zone un peu confuse, légère descente versant nord un peu exposé en faisant attention où l'on mettait les pieds (parfois les mains furent nécessaires), pour enfin retrouver le soleil une fois juchés sur la crète. Pour rejoindre le col Deus Coigt une recherche permanente, continue et perpétuelle s'engagea en suivant + ou - la crète des Garrocs pour dénicher d'éventuelles traces de sentes, cairns et balisages. Marie Pia se payant même le luxe d'une partie de cache cache. Arrivés vers 13h aux cabanes Deus Coigt, l'ouverture de nos sacs sonnait l'heure du repas. Pose d'une heure puis retour au Port de Castet où le carrosse nous attendait. Le parking s'était copieusement garni.
    Une reco en solo c'est bien, mais à deux c'est mieux. Merci Marie Pia.

  • Cabanes, col et Pic de Lurdé. Lieu où elle s'est invitée.

    Par Le 07/11/2019

    Dernière journée aux couleurs et horaires d'été dont c'était la quasi découverte du passage de la fameuse corniche de Alhas sauf peut être pour Fernand. Quelques recommandations d'usages au départ et surtout à la vue du panneau annonçant le danger de cet itinéraire. Alors un pied devant l'autre et surtout lever ceux ci bien haut. Seuls les regards vers la gauche en montant et vers la droite en descendant sont permis.

  • Grandeurs et ascendances. Les deux font la paire.

    Par Le 19/10/2019

    Au programme de ce samedi 5 octobre : 2 Pics Acherito et Larraille, 2 lacs Ansabère et Acherito, 2 ambiances végétale et minérale, 2 pays France et Espagne, 2 itinéraires avec sentier et pas. Tout ça pour 3 dents et transformer des randonneurs peu habitués au milieu alpin en petits alpinistes le temps d'une sortie. Météo peu engageante, bruine et couverture nuageuse jusqu'au fin fond du cirque de Lescun. Le temps de quitter ma peau de nounours et d'enfiler sweat, pantalon, chaussettes, chaussures, d'arrimer le sac sur le dos et de franchir le pont de Lamary vers 9h voila que les premiers coins de ciel bleus apparaissaient pour ne plus nous quitter en attendant les rayons de soleil nous réchauffer la nuque au niveau d'un petit plateau à la confluence du gave d'Ansabère et du ruisseau de Pédaing. Là, un petit point topo fut établi puisque les aiguilles d'Ansabère et les 3 Dents ainsi que le Pic de la Chourique se dévoilaient enfin devant nous à l'entrée de cette clairière dans le bois de Landrosque sous la montagne d'Escoueste dominée par le magnifique ensemble Pic des 3 rois et le Dec. De Lhurs bien entendu. Ensuite petite pause au niveau de la "villa des privés d'amour" communément appelé cabane d'Ansabère avant la montée vers le col de la Chourique, un hors d'œuvre mais déjà un plat de résistance pour certains d'entre nous. A l'approche du col il a fallu faire un choix. Soit prendre un passage à mouton, versant nord raide herbeux et humide ou un passage à isard, versant sud encore plus raide mêlant herbe cailloux rocher mais sec où les 4 membres sont mis à l'épreuve. Ce choix laissant perplexe et presque sans voix mes fidèles randonneurs, je décidais donc seul de transformer la RM2 en alpine. Arrivés au col de la Chourique encore à l'ombre sous les 3 dents du même nom, le souffle de Pyrène commença à se faire sentir, la vue sur cette langue d'éboulis descendant du Mallo de Acherito montre toute l'étendue calcaire du site. Ayant pris le temps et la peine de déloger une quinzaine d'isards, dans ce fameux couloir ressemblant à un entonnoir, la voie pouvait être libre pour inspecter l'état de ces dents . Alors caries ou pas ? Avec nos bâtons (sauf moi), l'ascension se transformait en un véritable détartrage de celles ci, région calcaire oblige. Au sommet d'une des 3, juste de quoi poser les fesses, la vue due à la verticalité des lieux sur l'ensemble Mallo de Achérito, Pico Sobarcal ou Pic de Pétragème et Pico de Petrechema ou Ansabère faisait apparaitre sur nos visages des regards d'enfants émerveillés comme si nous étions devant une vitrine d'un magasin de jouets à l'approche de noël. De là, les 100 derniers mètres de dénivelé furent vite avalés pour atteindre le sommet du Pic de la Chourique 2084m vers 12h30. L'horloge estomacale se faisant entendre donc pause de la mi journée d'une heure bien méritée. Ensuite pour une remise en route toute en douceur, un itinéraire de crêtes composé de montées et descentes s'ensuivirent jusqu'au lac de la Chourique sans oublier de saluer au passage le petit lac d'Ansabère. A mon grand étonnement, l'esprit du groupe qui était montagnard jusque là devenait comptable à la vue de la dernière difficulté de la journée il est vrai déjà bien remplie. Les 300m de montée qui se présentait devant nous affolaient les comptes (eurs). On entendait parler de bilan altimétrique, de balance, allait elle nous faire plonger vers la cabane d'Ansabère ou le Pic Larraille. En tant qu'ancien gestionnaire et comptable et avec cette jeune et formidable équipe on ne pouvait que se diriger vers le point culminant, c'est à dire le deuxième sommet 2147m avec encore un terrain alpin et petites escalades offrant de magnifiques vues tant coté français qu'espagnol. Quelques expressions se faisaient entendre dans les rangs comme : "vin dieu, peuchère, boudiou" ou encore comme "oh la vache". La descente, 1000m d'un pet bien que raide et caillouteuse laissait place à un terrain bien plus souple et reposant pour nos pieds. Retour aux voitures vers 18h30. Merci à toute l'équipe d'avoir pu mener à bien cette sortie et d'avoir oui je le dis et je le répète donner de la satisfaction à son encadrant.

    Denis

  • Festi rando

    Par Le 22/09/2019

    Réveil 6h du mat pour ce qui devait être le dernier Week end de l'été 2019. Le festi rando à Bagnères de Bigorre. Au programme donc : samedi le pic de l'Oussouet en guise de petit dej, le pic de Montaigu pour le plat de résistance du repas du midi, le festival Big Bag organisé par le Cartel bigourdan pour le dessert, café, pousse café, digestif et soupe à l'oignon et le dimanche pour éliminer les maux de tête éventuels, le casque du Lhéris. Mais où avais je la tête ce matin là ? Passage obligé par la case contribution, impots directs et indirects, taxes et contreventions. Pris, par la patrouille radar au niveau de Mazerolles, ceci m'a permis enfin d'ouvrir les yeux grâce ou à cause c'est selon, d'un flash lumineux. Etait ce un ovni ? Je verrai bien dans quelques jours si un petit bonhomme vert de préférence avec une voiture jaune dépose dans ma boite aux lettres un courrier indésirable. Bon, ceci étant dit, revenons à nos brebis, chevaux, vaches et autres animaux rencontrés dans nos belles et chères Pyrénées. Direction donc Bagnères de Bigorre puis le Col du Couret 1199m où Peyre d'Embés et Echelles de Pilate me faisaient les yeux doux. C'est vrai, ces parties montagneuses sauvages où pieds et mains sont nécessaires, où à chaque instant tu dois chercher ton passage au milieu des rochers et de la végétation, je les affectionne particulièrement. Ca sera pour une prochaine fois mais le rendez vous est pris. 9h45 le départ était donné, d'abord par un bon sentier dans le bois d'Oubac puis sur des pentes herbeuses et rhododendronneuses un peu raide permettant d'atteindre le premier sommet : le Pic de la Peyre 1821m. A noter quelques chutes de pierres du à la présence de brebis se prenant pour des isards. S'en suivit ensuite un parcours de crêtes : Col du Culentous, Pic de l'Oussouet 1873m, col de Tos, petit replat aux lacs de Montaigu où un abri ou cabane était en construction puis l'ascension bien sympathique vers le sommet du Pic du Montaigu 2339m. 2 trailers, un joli groupe (était ce des cafistes) et 2 demoiselles qu'il a fallut guider pour gagner le sommet sont les personnes rencontrées. Petite collation vers 14h tout en projetant le regard à 360° car oui, la météo le permettait et surtout sans vent tant redouté mais avec une température fraîche à cette altitude. Le panorama offrant autant d'invites à gravir les enfants de Pyrène alentours, je ne pouvais donc me lasser et prendre mon temps. Le retour s'effectua par le même itinéraire avec une petite variante en passant par la cabane de Coumets se révélant être un parfait abri de luxe pour montagnard égaré ou désirant séjourner plusieurs jours dans le secteur. Il est à noter aussi que, la présence du roi de la forêt est trahie par le brame de ces mammifères annonçant la renaissance de leurs amours. 18H30 retour à la voiture mais le plus dur restait à faire. Douche indispensable à l'hôtel de la Paix puis direction le festival que je recommande à toutes et à tous. Festival bon enfant pour 7 à 77 ans voire plus mais alors il faudra s'équiper de prothèses auditives ou casque anti bruit. Des groupes tels que Al Tarba x senbeï, Bigaranx, Che Sudaka et les fils de Teuhpu qui me faisant découvrir la carte bleue en bois, très délirant, mettaient le feux dans une "atmosphere rise your hands up". Bien sûr les barmens servaient toutes sortes de bières qui coulaient à flot, les musiciens distillaient des notes enivrant les festivaliers. Il n'en fallait pas plus pour que des regards se croisent, des sourires s'échangent. Pas de "purple haze" mais je vous recommande de goutter musicalement parlant bien entendu celle de Sander van Doorn. A voir sur You Tube absolument. La température douce pouvait allègrement nous prolonger la soirée jusque tard dans la nuit. Pour moi, 2h du mat il était temps de se mettre au lit en sachant pertinemment que le dimanche allait être pluvieux, dommage car les jambes étaient là, Pyrène préférant garder ses enfants à l'abri des regards sous un brouillard épais telle une couette . Le Casque du Lhéris quant à lui pouvait se remplir d'eau de pluie au cas où certains éprouveraient le besoin d'un peu d'eau bien fraîche et claire suite à une nuit trop arrosée. Désolé, pas de reportage photo de la rando, ayant choisi ce jour pour étrenner mon nouvel appareil photo, je manquais de force pour appuyer sur le déclencheur, par contre quelques unes du festival ont été prises, la bière étant bonne alliée m'a probablement aidé à retrouver force et vigueur. Vraiment où avais je la tête ?

  • Soum d'Ypy 1743m et pic d'Aygarry 2099m. Les Pyrénées à l'état sauvage.

    Par Le 15/09/2019

    Préférant décaler le départ d'une demie heure après un samedi passé du coté des 3 Sœurs , du Capéran de Sesques et du Soum de Mondaut ainsi que du coté du Casque de Gavarnie pour Sonia, c'est donc à 7h30 que le rendez vous était donné à la Plaçotte pour René, Sylvie, Akri, Sonia et moi même. Sébastien, quant à lui, était récupéré à l'épuisette au rond point du pêcheur à Navarrenx. Grand beau temps au dessus de cette magnifique vallée d'Aspe encore verdoyante mais des prémices de couleurs automnales se faisaient voir ici ou là. Seule, une rue de nuages qui semblait se dessiner au dessus du Deck de Lhurs, Billare, Lescun, Oelharisse jusqu'au Layens masquant le Pic d'Anie , coloriait de blanc un ciel totalement bleu. Le Soum d'Ypy puis le Pic d'Aygarry sont 2 sommets peu voire très peu visités (d'ailleurs personne rencontré, ceci semblant être très apprécié des vautours) car situés à l'ombre du seigneur de la région : le Pic de Sesques mais qui ne manquent pas d'intérêts autant visuel que sportif. 9h, enfin on pouvait lâcher les chevaux sur un bon sentier d'abord, puis sur ce qu'il en reste par endroit diront les amateurs de GR mais suffisant, au dessus du village d'Etsaut. Il se faufilait en premier lieu sur des pentes raides dans un bois sous le col de la Coundre que l'on atteignait après avoir dérangé quelques belles demoiselles à cornes et leurs petits dans un champs de fougères puis vint la rencontre avec la cabane de Lucharry et la cabane ruinée d'Ypy. Ensuite le parcours se fit sur une crête parfois boisée, parfois effilée, en corniche juste de quoi mettre les pieds voire un seul sous le Soum d'Ypy qui fut atteint en mettant les mains. Là, pause repas vers 12h30. Le restant de l'ascension se fit toujours sur une crête, en restant vigilant quand même, plus ou moins horizontale séparant les secteurs de Yèse et de Narbèze-Anchet. La montée d'abord sous puis sur l'arête ouest du Pic d'Aygarry demanda un bon coup de cul. Les 4 membres étaient mis à contributions. De là haut, vue magnifique sur l'amphithéâtre de la montagne d'Ourtasse cernée par les crêtes d'Ourtasse, Permayou, Isabe et Sesques rappelant certains bons souvenirs passés. La descente demanda beaucoup d'attentions tout en contemplant au détours d'un des nombreux virages les villages d'Etsaut, Borce, Lescun, Eygun et Cette. Le retour aux voitures était tout aussi apprécié que le verre pris au bistrot du village d'Etsaut. Un peu plus de 9h était passé dans une nature très sauvage et très apprécié par l'équipe.

  • Un 1er de l'an sous le soleil

    Par Le 02/01/2019

    En ce 1er jour de l'année 2019, plaines et vallées ressemblaient à un corps allongé tout endormi, rien ne bougeait, l'esprit embrumé et la tête dans le brouillard, la température froide ne dépassait pas 1°. Rien d'étonnant en ce 1er janvier.

    Qu'allait nous réserver le fin fond de la Soule du coté de Sainte Engrace. Un grand ciel bleu et un soleil omniprésent pardi. Il est vrai que les températures négatives du matin laissaient les endroits restés à l'ombre toute la journée, recouverts d'une fine pellicule de givre. Mais le parcours de cette randonnée bien orienté permit aux 4 courageux dès que la bouilloire se mit à bouillir et dès que la nature nous offrit une magnifique tarte mi citron mi orange tout juste sortie du four, de faire l'ascension en tee-shirt manches courtes pour les uns et manches longues pour les autres.

    Les gouttes de sueur à l'approche du sommet sur la crête aérienne du pic Jaura se transformèrent vite en un petit vin blanc doux apporté pour l'occasion et dégusté sans modération. 12H30 il était déjà l'heure de redescendre dans la vallée où brumes, brouillard et nuages bas n'avaient pas quitté la plaine. Merci à Sébastien, Jean Marc et Mireille de m'avoir accompagné.

    Bonne année 2019 à tous.

  • Qui a dit qu'un bon repas avant la rando ne feraient pas bon ménage ?

    Par Le 30/12/2018

    La dernière rencontre victorieuse contre Pyrène méritait bien une 3ème mi temps.

     

  • Match de rugby sur les crêtes d'Iraty

    Par Le 13/12/2018

    Le XV du CAF d'Orthez était de sortie en ce dimanche 2/12/2018. Ayant subit une cuisante défaite sur le terrain d'Iraty le mois dernier, le match retour s'annonçait plus équilibré du fait de l'absence dans les rangs adverses de Béatrix.

  • La bataille des Arbailles.

    Par Le 18/11/2018

    11 Novembre 2018.
    C'est 14 et non 18 prévu initialement, que de courageux randonneurs ont décidé d'affronter Béatrix et Pyrène. Celles ci, en effet, avaient décidé de maintenir leur position et de ne pas lâcher une miette de terrain dans le secteur d'Iraty.

    Dès les premières hauteurs, sur la route du col de Burdinkurutcheta, on pouvait entendre le bruit sourd du râle de leur halètement dans la magnifique forêt, du sifflement du vent chaque fois que celui venait à heurter avec violence la voiture, voir les impacts des puissantes rafales qui en percutant le sol soulevaient les feuilles jonchant le sol, sentir son souffle en quittant nos véhicules giflant nos visages.

    Unissant leurs forces pour empêcher toutes incursions ennemies et de nous en faire voir de toutes les couleurs automnales, la ligne de front-crète Escaliers - col de Burdinkurutcheta s'avérait être trop mouvementée (rafale à plus de 90km/h mesurées au Mont Baigoura) pour mener bataille.

    Une seule solution, le plan B mijoté aux petits oignons quelques jours plus tôt allait être savouré avec délectation sans risque de trouver un cheveu dans la sauce. Donc pas question de rendre les armes du style resto à Ibardin ou prendre un chocolat chaud dans une auberge voisine comme évoqué un instant. Ma devise : RECULER MAIS PAS NE PAS ABDIQUER. Donc un repli certes, mais stratégique s'opéra en direction d'une crète voisine située plus au nord : Ahusquy-Béhorléguy et de se mettre à l'abri depuis le col d'Inharpu dans la tranchée d'Istaurdi et le vallon d'Eltzarre jusqu'au balcon dominant la source de la Bidouze.

  • Hargibel et Pena de Alba

    Par Le 17/11/2018

    A l'écoute de ce qu'il se passait au dessus du village, il me vint l'idée d'écrire ces quelques lignes.
    Pas de quoi péter les … mais ils en fusaient pas mal au dessus de nos têtes alors il valut mieux ne pas y aller avec des chaussures de … Avec tous ces chemins jadis en terre et maintenant goudronnés, il fallut mieux avoir du … dans la tête et au vu de la forte raideur de la première pente, pas question d'avoir des jambes de … ,seulement, certaines personnes montraient déjà quelques signes de faiblesse, avaient t'ils du … dans l'aile ?

    Mais tout ceci allait vite rentrer dans l'ordre dès que la pente s'adoucit et surtout aussi, dès que les premiers rayons de soleil se mirent à nous caresser le visage et permirent d'enlever bien vite une voire deux couches de vêtements. Bon c'est vrai ce n'était pas un soleil de … en ce 4 novembre mais quand même, cette douceur dès les premières heures de la journée allait permettre à cette équipe de joyeux randonneurs composée de Serge, Marie, Babé, Anne Marie, Didier, Géraldine, Joseph, Gisèle, Denise, Akri, Sonia, Jacques, Isabelle et François de passer une journée au grand air et ça c'est peu le dire surtout à l'approche du sommet et éviter qu'une chappe de… s'installe.
    Alors avez vous trouvé le mot manquant signalé par … ? Facile pourtant. Voici un indice plutôt difficile : je suis 82 ème au classement figurant dans le tableau périodique des éléments chimiques.
    Denis.