Allait on ressentir le souffle de Pyrène dans les Orgues de Camplong véritable jardin au dessus d'une abime.

Le 12/02/2021 0

Dans Randonnée montagne

Mercredi 9 septembre 2020. Enfin une fenêtre météo intéressante pour réaliser la traversée intégrale des Orgues de Camplong, véritable joyaux de la vallée d'Aspe. Après l'avoir effectué en solo au mois de juillet, je m'en serai voulu de ne pas avoir pu la réaliser au sein du club avec quelques adhérents. Depuis le refuge de Labérouat, 3 options se présentent pour cheminer sur ces Orgues et peut être ressentir le souffle de Pyrène. Soit passer par une faille ou une brèche. Même point de départ avec une arrivée au sommet différente par une montée il faut le dire un peu brutale. Soit, celle que je préfère et qui est beaucoup plus longue, il aura fallu tout de même 11h pour la réaliser, par la cabane du Boué située au sortir de la forêt d'Anitch et en se faufilant et en profitant d'une faiblesse de cette muraille entre les Orgues et la crête du Mié. Ensuite petit passage au milieu des pins sur un terrain avec pas mal de dévers qui permet d'accéder au Plaa à Barbe immense pierraille située sous le Mail d'Aygarry . Lieu facilement reconnaissable depuis le bas de la vallée d'Aspe où se nichent 7 villages et hameaux. Trop nombreux peut être, trop bruyants sûrement nous n'avons pu voir la colonie d'isards qui y séjourne régulièrement. Puis par une courte et facile escalade on accéda enfin à l'envers du décor. Jusque là, beaucoup de paysages différents. Encore un bon petit effort physique au milieu d'une forêt de pins puis de pâturages et le changement de décor s'opéra pour se retrouver dans un jardin. Un jardin au dessus d'une abime. La suite du parcours qui jusque là était surtout physique devenait entre le Pic Oueillarisse et le Pic des Tourelles plus sentimentale et spirituelle aidé de quelques cairns disséminés çà ou là. Contrée peu courue, peu ou pas de présence humaine ou tout simplement animale. La progression se fait lentement en raison d'un terrain très accidenté, un coup vers la droite, un coup vers la gauche mais pas trop, ça monte et ça descend faut bien éviter ces failles et gouffres. Le dénivelé positif ne se compte plus puisque au départ 1400m et au point le plus haut 2038m il n'y a que 638m mais au bon du compte cela a fait 2 fois plus tellement le relief est tourmenté. Et que dire de ce petit bijou de la nature, une arche . Elle est là comme pour nous dire que l'on est bientôt sauvé et que le Pic des Tourelles tout proche signe la fin de la traversée des Orgues de Camplong avec son déluge de terrain calcaire. La suite n'est que descente, mais quelle descente sur le Pas d'Azuns avec une grosse dose d'attention, notre regard était partagé entre nos pieds et la beauté des lieux avec en toile de fond le Soum Couy et le Pic d'Anie. Plus bas, la cabane du Cap de Labaitch est là pour remplir nos gourdes car ne comptait pas trouver ce précieux liquide qu'est l'eau dans ce jardin à moins de s'y aventurer plus profondément et au détour d'un impressionnant gouffre d'y dénicher des névés au fond de ceux ci comme j'en avais fait l'expérience l'année dernière au mois d'août.
A défaut d'avoir pu ressentir le souffle de Pyrène du haut des Orgues de Camplong, j'ai pu sentir le souffle d'un quadrupède à cornes en voulant peut être à la partie la plus charnue de mon anatomie dans le bois du Braca d'Azuns sous le regard de mes compagnons d'un jour qui soit dit en passant "au dessus de ces falaises" se sont très bien comportés. Chapeau à Marie Pia, Cécile, Marie Christine, Marisa, Sylvie, Jean Marie et Noelle.

Souffle

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